Viroflay 5 Août (Détail du diptyque)

Journée du Patrimoine – Week-end 18&19 septembre 2021 – Mobilier National

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Ce Week-end, à l’occasion des Journées du Patrimoine 2021 au Mobilier National à PARIS.
Vous êtes invités à voir le tissage en cours de mon diptyque « Viroflay 5 août » de la série des Forêts Translucides.
Les artisans de la Savonnerie et de Beauvais présenteront en continu au public ce nouveau projet sur leurs métiers à tisser (Haute et Basse lisse) et répondront aux questions du public.
Je serais personnellement sur place dimanche 19 septembre à partir de 15h. 

VISIO VISITE d’Atelier N1 – Partage d’expérience

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Le mur d'atelier visible lors de la conférence (Fond)
Vue d’atelier d’un diptyque des « Forêts translucides » et éléments d’installation / Test de « Display »
VISITE VIRTUELLE D’ATELIER : Compte-rendu!

Merci à ceux qui ont participé à la CoV-IDeas-N1 le 21 Novembre! Cette Rencontre Collaborative Virtuelle d’IDées (CoV-IDeas) à l’atelier (dont le titre ironise sur l’actualité de confinement) a permis un échange fondamental sur la création, les sciences et l’art en visioconférence. Votre retour à quelques jours de cette rencontre « prototype » (Numéro 1) m’incite à rendre public ce compte-rendu et à préparer la rencontre N2 qui se tiendra au premier trimestre 2021 et sera annoncée ici et via Linkedin. [English version upcoming soon]

Résumé de nos échanges en visioconférence: Après la classique présentation d’images inédite des Forêts translucides et du concept de la série, nous avons concentré notre discussion sur l’analyse des protocoles structurant la série. Cela a déclenché une moisson d’idées! J’ai résumé ici vos propos et les pistes à explorer. NB: J’aurai préféré vous accueillir à l’atelier en présence physique, surtout que me pèse le poids numérique comme d’aucuns le savent… « Viva la realta » pour évoquer Don Giovanni… Présentation des points discutés: je reprends le déroulé de nos échanges et mets entre guillemets, « xxx », les termes exacts que les un(e)s les autres ont proposé. Je reste à votre écoute pour des modifications sur ce texte (en MP)!

CONTEXTE / INTRO : A l’origine, le protocole de Forêts translucides est issu de ma démarche de création. Il s’agissait ironiquement d’amener un écran de projection dans un espace naturel. Comme pour dire l’immensité des projections fantasmées par l’humain sur la nature, en particulier la forêt. Cette dimension philosophique pourra d’ailleurs faire l’objet d’une prochaine discussion. [Ironie : jeu naïf et socratique qui consiste à endosser la persona naïve afin de confronter des points de vue ou des concepts et d’analyser comment ils agissent dialectiquement.

Extrait du texte que j’ai lu en intro- RSG

A / Photographie: Plusieurs interventions soulignent l’aspect dynamique du protocole utilisé, qui fait référence à l’histoire du médium et reconstruit la représentation spatiale de manière inédite. Le matériau intissé au centre des prises de vues révèle un univers inattendu, car ce matériau transforme l’image projetée sur la surface: elle est à la fois « transparente, translucide et opaque« . La photographie bien qu’aplanie en deux plans, suggère ainsi un espace tridimensionnel. Dans l’extraction d’un point microscopique cet effet 3D est manifesté selon une autre instance: les diffractions colorées sont modifiées dans les interstices du tissus et semblent sphériques.

Dans le même sens, plusieurs remarques soulignent la « remise en question de la comparaison sérielle » dans la série. Car chaque image tend à créer une sorte de scène unique. Ainsi la « possibilité heuristique du médium » est très présente. Le protocole enregistre une réalité (une situation) afin d’en permettre la représentation autant que l’analyse. Chaque diptyque est focalisé sur un événement unique. « Les différentes situations fonctionnent en immersion et leur comparaison apporte davantage d’interrogations que de certitudes« .

B/ Echo vers les Sciences – L’enregistrement de la « scène » via une matrice géométrique offre une analogie parfaite au capteur numérique (grille de pixels), elle fait apparaître un « analogue plastique au flux des photons » spécifiquement révélé dans le détail microscopique sur quelques points lumineux. Cette capture révèle des diffractions. Or des diffractions similaires ont nécessairement lieu en permanence dans le feuillage, en particulier sur les bords des lentilles de projection de la lumière, qui sont parfaitement visibles dans le voile. Point 1/ Ce phénomène de diffractions multidirectionnelles peut-il être spécifiquement étudié, dans son lien éventuel à la photosynthèse ? Celle-ci pourrait-elle être tributaire d’une « lumière intermittente » (en tous les cas non nécessairement « d’intensité stable » (je reprends le terme proposé) ? Quel rôle joue la constante oscillation des feuillages et la manière dont la lumière solaire est comme filtrée/brossée par ce mouvement constant et variable. Point 2/ Quel rôle pourraient jouer dans ce processus de photosynthèse l’intensité lumineuse variable, non seulement dans le spectre de lumière visible, mais aussi dans les infrarouges, voire les lumières UV ?

C/ Esthétique: Présence réelle de la lumière / Flux – Réel et Idéal

Faisant une interprétation à valeur esthétique, L** a évoqué l’effet de « présence réelle » de la lumière dans le protocole et les images-doubles. En effet, les effets de transparence et opacité visibles dans l’image révèlent la présence spécifique à la forêt « d’une source de projection située hors-champ« . « Le voile concentre dans le champ de l’image une capture révélatrice de cette source lumineuse« . D’où l’effet de « présence réelle et tangible« .

De même le détail d’un seul point lumineux dans l’image constitue « la révélation d’une plasticité de la matrice« . Dans l’image de détail, les lignes rectilignes du voile constituent un arrière-plan, une « structure à plis, au sein de laquelle émergent des sphères colorées irrégulières« . Il existe ainsi une forme de plasticité et de réel: le dessin de la grille de pixels n’est pas absolument parfait, « l’équation mathématique idéale apparaît sous une instance de réalité, en local« .

Résumé (relu par L**) concernant le modèle idéal comparé à la capture dans l’instant « t » de son expression dans la réalité.

EN BREF / Points positifs : 1/ Les échos de la série avec d’autres disciplines (voir détail dans le texte ci-dessus) 2/ La démarche conceptuelle choisie fonctionne tout spécialement en photographie : interroger le sens initial de l’outil, qui est d’enregistrer selon des protocoles précis une réalité, et utiliser l’analyse d’un tel système pour donner à voir autant l’objet d’étude que les diverses modalités du processus/protocole.

Points à revoir : 1/ La prise de son n’a pas permis une captation utilisable en l’état, pas de podcast donc. Il est remplacé par ce post de blog. 2/ De même, la présentation des images via la caméra web grand-angle déformait trop les images. Je préparerai pour la prochaine rencontre un PDF additionnel avec des images plein format. 3/ Bien sûr, dès que possible cette rencontre aura lieu à l’atelier en échange réel!

Pour notre prochaine rencontre, la question de la persistance rétinienne dans les séquences animée en stop motion serait particulièrement intéressante à discuter ensemble. Notre dialogue a démontré que des oeuvres d’art offrent prise pour un échange interdisciplinaire nourri et ouvrant sur d’autres idées de protocoles, dans d’autres cadres (scientifiques, scénaristiques, littéraires etc.) La prochaine Visite Virtuelle d’Atelier sera annoncée en début d’année 2021.

ARTEX 2019 – One day Talk & Show: October 11th 2019 @ TOTEM

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A l’occasion de la « Fête de la Science » et à l’invitation de l’Institut des Systèmes Complexes je participe à l’événement ARTEX 2019 au TOTEM 51 Place Nationale (75013) Paris, le Vendredi 11 Octobre 2019. Une exposition d’oeuvres de la série Botanica/Lumière Diffractée a lieu de 14 à 22h et je donnerai à 19h une conférence courte: « La botanique comme terrain de jeu, ou comment l’art dissémine la sensation dans l’objectivité scientifique »;

During the « Science Week », invited by the Institute of Complex Systems, I’m a guest artist at the ARTEX 2019 at TOTEM 51 Place Nationale (75013) Paris, this Friday (October 11, 2019). Some artworks from the Botanica /Diffracted Light series will be exhibited (2-10pm) and I’ll give a talk, at 7 pm: « Botany as a playground, or can Art disseminate sensations into scientific Objectivity? »

https://iscpif.fr/projects/botanica-lumiere-diffractee/

https://iscpif.fr/artex-journee-arts-et-sciences-des-systemes-complexes/page/3/