Viroflay 5 Août (Détail du diptyque)

Journée du Patrimoine – Week-end 18&19 septembre 2021 – Mobilier National

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Ce Week-end, à l’occasion des Journées du Patrimoine 2021 au Mobilier National à PARIS.
Vous êtes invités à voir le tissage en cours de mon diptyque « Viroflay 5 août » de la série des Forêts Translucides.
Les artisans de la Savonnerie et de Beauvais présenteront en continu au public ce nouveau projet sur leurs métiers à tisser (Haute et Basse lisse) et répondront aux questions du public.
Je serais personnellement sur place dimanche 19 septembre à partir de 15h. 
Cirse (Détail)

Fleur de friche (dédicace à N***!) Wasteland Flower

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Mon amie N*** est représentante élue (d’opposition) dans une grande ville d’Alsace depuis Mars 2020 et m’a écrit une lettre cette semaine (écrite à la main, pas un couriel). Elle me raconte: « Je suis assez fière de mon intervention, au conseil d’agglo, sur l’intérêt des friches comme réservoir de biodiversité« . (A quoi je réponds: Comme elle a raison!) Il devrait y avoir de vraies friches, libres d’accès dans les villes. Le fait de seulement laisser des herbes folles partout sur les trottoirs est esthétiquement moche et vaut moins que de déployer de vraies friches (et jardins ouverts) pouvant former un réseau au sein des espaces urbains construits. (Cf les recherches d’ Audrey Muratet). Pour répondre à N*** voici quelques dessins de plantes sauvages collectées dans la grande friche de Hauptbahnhof à Berlin lorsque j’ai préparé la série Botanica/Lumière Diffractée. Cette friche a été depuis remplacée par le Ministère Fédéral de la Recherche… [For the English version, please scroll to the end, after the images]

My friend N*** wrote me a letter this week (not an email, a handwritten letter). She recently was elected in a big city in the Alsace a member of the opposition in the Town Council. She tells me: « I’m quite proud of my speech, this week during the City Council, about the interest of vegetalized wastelands to forster biodiversity in urban settings ». (And I say: She’s right and bright!) Just leaving plants to strive all around on the sidewalks is less effective (and aesthetically questionable) than shaping a network of vegetalized grounds and wastelands that sprawl within the city spaces. My answer and praise to N*** are these drawings I once did in Berlin after collecting common plants in a wasteland (near the former wall) at Hauptbahnhof Berlin in the wake of the Botanica /Diffracted Light series. Since 2012 this wasteland has been developed into the Ministry of Research of the German Federal Republic… [For the French version, please scroll back up!]

VISIO VISITE d’Atelier N1 – Partage d’expérience

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Le mur d'atelier visible lors de la conférence (Fond)
Vue d’atelier d’un diptyque des « Forêts translucides » et éléments d’installation / Test de « Display »
VISITE VIRTUELLE D’ATELIER : Compte-rendu!

Merci à ceux qui ont participé à la CoV-IDeas-N1 le 21 Novembre! Cette Rencontre Collaborative Virtuelle d’IDées (CoV-IDeas) à l’atelier (dont le titre ironise sur l’actualité de confinement) a permis un échange fondamental sur la création, les sciences et l’art en visioconférence. Votre retour à quelques jours de cette rencontre « prototype » (Numéro 1) m’incite à rendre public ce compte-rendu et à préparer la rencontre N2 qui se tiendra au premier trimestre 2021 et sera annoncée ici et via Linkedin. [English version upcoming soon]

Résumé de nos échanges en visioconférence: Après la classique présentation d’images inédite des Forêts translucides et du concept de la série, nous avons concentré notre discussion sur l’analyse des protocoles structurant la série. Cela a déclenché une moisson d’idées! J’ai résumé ici vos propos et les pistes à explorer. NB: J’aurai préféré vous accueillir à l’atelier en présence physique, surtout que me pèse le poids numérique comme d’aucuns le savent… « Viva la realta » pour évoquer Don Giovanni… Présentation des points discutés: je reprends le déroulé de nos échanges et mets entre guillemets, « xxx », les termes exacts que les un(e)s les autres ont proposé. Je reste à votre écoute pour des modifications sur ce texte (en MP)!

CONTEXTE / INTRO : A l’origine, le protocole de Forêts translucides est issu de ma démarche de création. Il s’agissait ironiquement d’amener un écran de projection dans un espace naturel. Comme pour dire l’immensité des projections fantasmées par l’humain sur la nature, en particulier la forêt. Cette dimension philosophique pourra d’ailleurs faire l’objet d’une prochaine discussion. [Ironie : jeu naïf et socratique qui consiste à endosser la persona naïve afin de confronter des points de vue ou des concepts et d’analyser comment ils agissent dialectiquement.

Extrait du texte que j’ai lu en intro- RSG

A / Photographie: Plusieurs interventions soulignent l’aspect dynamique du protocole utilisé, qui fait référence à l’histoire du médium et reconstruit la représentation spatiale de manière inédite. Le matériau intissé au centre des prises de vues révèle un univers inattendu, car ce matériau transforme l’image projetée sur la surface: elle est à la fois « transparente, translucide et opaque« . La photographie bien qu’aplanie en deux plans, suggère ainsi un espace tridimensionnel. Dans l’extraction d’un point microscopique cet effet 3D est manifesté selon une autre instance: les diffractions colorées sont modifiées dans les interstices du tissus et semblent sphériques.

Dans le même sens, plusieurs remarques soulignent la « remise en question de la comparaison sérielle » dans la série. Car chaque image tend à créer une sorte de scène unique. Ainsi la « possibilité heuristique du médium » est très présente. Le protocole enregistre une réalité (une situation) afin d’en permettre la représentation autant que l’analyse. Chaque diptyque est focalisé sur un événement unique. « Les différentes situations fonctionnent en immersion et leur comparaison apporte davantage d’interrogations que de certitudes« .

B/ Echo vers les Sciences – L’enregistrement de la « scène » via une matrice géométrique offre une analogie parfaite au capteur numérique (grille de pixels), elle fait apparaître un « analogue plastique au flux des photons » spécifiquement révélé dans le détail microscopique sur quelques points lumineux. Cette capture révèle des diffractions. Or des diffractions similaires ont nécessairement lieu en permanence dans le feuillage, en particulier sur les bords des lentilles de projection de la lumière, qui sont parfaitement visibles dans le voile. Point 1/ Ce phénomène de diffractions multidirectionnelles peut-il être spécifiquement étudié, dans son lien éventuel à la photosynthèse ? Celle-ci pourrait-elle être tributaire d’une « lumière intermittente » (en tous les cas non nécessairement « d’intensité stable » (je reprends le terme proposé) ? Quel rôle joue la constante oscillation des feuillages et la manière dont la lumière solaire est comme filtrée/brossée par ce mouvement constant et variable. Point 2/ Quel rôle pourraient jouer dans ce processus de photosynthèse l’intensité lumineuse variable, non seulement dans le spectre de lumière visible, mais aussi dans les infrarouges, voire les lumières UV ?

C/ Esthétique: Présence réelle de la lumière / Flux – Réel et Idéal

Faisant une interprétation à valeur esthétique, L** a évoqué l’effet de « présence réelle » de la lumière dans le protocole et les images-doubles. En effet, les effets de transparence et opacité visibles dans l’image révèlent la présence spécifique à la forêt « d’une source de projection située hors-champ« . « Le voile concentre dans le champ de l’image une capture révélatrice de cette source lumineuse« . D’où l’effet de « présence réelle et tangible« .

De même le détail d’un seul point lumineux dans l’image constitue « la révélation d’une plasticité de la matrice« . Dans l’image de détail, les lignes rectilignes du voile constituent un arrière-plan, une « structure à plis, au sein de laquelle émergent des sphères colorées irrégulières« . Il existe ainsi une forme de plasticité et de réel: le dessin de la grille de pixels n’est pas absolument parfait, « l’équation mathématique idéale apparaît sous une instance de réalité, en local« .

Résumé (relu par L**) concernant le modèle idéal comparé à la capture dans l’instant « t » de son expression dans la réalité.

EN BREF / Points positifs : 1/ Les échos de la série avec d’autres disciplines (voir détail dans le texte ci-dessus) 2/ La démarche conceptuelle choisie fonctionne tout spécialement en photographie : interroger le sens initial de l’outil, qui est d’enregistrer selon des protocoles précis une réalité, et utiliser l’analyse d’un tel système pour donner à voir autant l’objet d’étude que les diverses modalités du processus/protocole.

Points à revoir : 1/ La prise de son n’a pas permis une captation utilisable en l’état, pas de podcast donc. Il est remplacé par ce post de blog. 2/ De même, la présentation des images via la caméra web grand-angle déformait trop les images. Je préparerai pour la prochaine rencontre un PDF additionnel avec des images plein format. 3/ Bien sûr, dès que possible cette rencontre aura lieu à l’atelier en échange réel!

Pour notre prochaine rencontre, la question de la persistance rétinienne dans les séquences animée en stop motion serait particulièrement intéressante à discuter ensemble. Notre dialogue a démontré que des oeuvres d’art offrent prise pour un échange interdisciplinaire nourri et ouvrant sur d’autres idées de protocoles, dans d’autres cadres (scientifiques, scénaristiques, littéraires etc.) La prochaine Visite Virtuelle d’Atelier sera annoncée en début d’année 2021.

CONFERENCE

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Deux images de la série Botanica – Margarte-Steffin Str. (Berlin) + Erigeron Annuus (I+D) ©RSgrossmann/Adagp ParisErigeron Annuus avec la fleur et son code couleur

A l’invitation du Département d’Histoire de l’Art de l’Institut Catholique de Paris, je présente ma démarche artistique en relation à la botanique pour les Jeudis de l’Art le 6 février 2020 avec une conférence intitulée: Jouer avec la science: art, botanique et sensation

Programme des Jeudis de l’art, le 6 février 2020: La nature : modèles et mutations

Sciences et techniques ont grandement amélioré les conditions de vie de l’humanité en l’aidant à « maîtriser » et à « posséder » la nature, pour reprendre les mots fameux de Descartes. Mais plus cette maîtrise et cette possession se sont accrues, plus ce rapport à la nature est devenue synonyme d’exploitation plutôt que de domestication.   Aujourd’hui, nous sommes témoins des conséquences de ces dérives sur la planète. Cependant, la culture contemporaine nous rappelle que les sciences ont aussi su étudier le pouvoir créateur et la beauté de la nature, pour l’imiter, la célébrer et la protéger. C’est ce lien positif et créatif entre art, sciences et nature que nous allons explorer grâce aux trois intervenants de cette séance.

Pour commencer, Ralph Samuel Grossmann nous parlera de sa pratique artistique et plus particulièrement de sa série photographique Botanica / Lumière Diffractée qui invente une «   science-fictive   ». À travers elle, il interrogera la limite traditionnellement établie entre le scientifique associé à l’objectivité de la connaissance et l’artiste affilié à la subjectivité des sensations, en nous adressant cette question « l’art comme les sciences n’essaient-elles pas de formuler une représentation symbolique de la réalité ? ». La deuxième intervention sera celle de Hippolyte Pages qui nous fera pénétrer dans le monde occulte de l’alchimie. Bien que cette science, qui a prétendu imiter la nature pour mieux la maîtriser, voire la surpasser, n’ait rien accompli de concret, elle fait toujours rêver et ne cesse d’inspirer la culture. C’est notamment le cas de la sculpture métallique qui sera ici explorée. Enfin, Rodolphe Olcèse nous parlera de la manière dont le cinéma expérimental de Stan Brakhage ou de Chris Welsby prend pour sujet la nature. Entre motifs scientifiques et motifs artistiques, prise de vue documentaire et audace formelle, ces films mêlent science et poésie au nom de l’art, de l’inventivité, de l’expérience. Ces présentations seront suivies de l’habituelle séance de questions-réponses au cours de laquelle nous tenterons de confronter les points de vue et d’engager des débats.

Jouer avec la science : art, botanique et sensation , par Ralph Samuel GROSSMANN
L’artiste métallurgiste, ou la renaissance de l’alchimie , par Hippolyte PAGES
L’observation de la nature dans le cinéma expérimental , par Rodolphe OLCESE

(Communiqué des Jeudis de l’Art, 2020)

Jeudi 6 février 2020 à 18h30 – ICP Paris 74 rue de Vaugirard 75006 Paris
en amphi Paul Ricoeur (bâtiment Z – 1er étage)

ARTEX 2019 – One day Talk & Show: October 11th 2019 @ TOTEM

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A l’occasion de la « Fête de la Science » et à l’invitation de l’Institut des Systèmes Complexes je participe à l’événement ARTEX 2019 au TOTEM 51 Place Nationale (75013) Paris, le Vendredi 11 Octobre 2019. Une exposition d’oeuvres de la série Botanica/Lumière Diffractée a lieu de 14 à 22h et je donnerai à 19h une conférence courte: « La botanique comme terrain de jeu, ou comment l’art dissémine la sensation dans l’objectivité scientifique »;

During the « Science Week », invited by the Institute of Complex Systems, I’m a guest artist at the ARTEX 2019 at TOTEM 51 Place Nationale (75013) Paris, this Friday (October 11, 2019). Some artworks from the Botanica /Diffracted Light series will be exhibited (2-10pm) and I’ll give a talk, at 7 pm: « Botany as a playground, or can Art disseminate sensations into scientific Objectivity? »

https://iscpif.fr/projects/botanica-lumiere-diffractee/

https://iscpif.fr/artex-journee-arts-et-sciences-des-systemes-complexes/page/3/